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Le métabolisme et la communication interne

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Il est parfois utile de transposer une donnée dans une discipline qui n’est pas la sienne pour un point de vue nouveau et une approche enrichie.

Le responsable de la communication interne d’une organisation pourrait ainsi être assimilé au médecin spécialiste du métabolisme. Mais… la spécialité reste inexistante, alors même qu’un bon métabolisme est essentiel tant il joue sur la coordination de toutes nos fonctions vitales. Qu’un rein soit déficient, que le taux de sucre dépasse les normes, que…, etc., tout peut jouer sur le métabolisme c’est-à-dire sur l’équilibre des échanges qui dynamisent en permanence notre corps. Et pourtant les soins s’appliquent le plus souvent à réparer un organe ou rééquilibrer une fonction sans naturellement veiller sur tout le corps y compris en abordant les données psychologiques de l’individu concerné. L’approche holistique rime avec utopique.

Le parallèle avec la communication interne devient plausible : au travail personne ne dispose de moyens d’assurer toute la fluidité des échanges d’informations (et, plus difficile encore, de leur juste compréhension) mais certains peuvent être investis d’un rôle de vigie et de facilitation sur ce qui est crucial pour le bon fonctionnement de l’ensemble. Attribuer à quelqu’un la fonction de Responsable de la communication interne, il faut admettre que c’est l’affubler d’une mission globalement impossible. Courage quand même, la modestie des actions n’empêche pas leur efficacité ciblée !

Filons encore un peu la métaphore médicale : imaginons un corps en total ordre de marche (oui ce n’est qu’un cas d’école ;). Celui-ci n’est aucunement à l’abri de perturbations car notre environnement social joue indéniablement un rôle sur lui, et donc sur sa santé. On mesure la complexité de ce vaste domaine ou règne l’interdépendance.

Eh bien la communication interne d’une organisation de travail n’échappe pas davantage à la complexité, avec une imbrication du même ordre. Pour autant on ne doit pas baisser les bras mais plutôt se retrousser les manches afin de déterminer les principaux facteurs qui jouent sur la vitalité de l’organisation. S’il sont pour une part d’ordre matériel, ils demeurent surtout d’ordre psychologique, et donc de management, d’interdépendance là aussi, avec à l’avant-poste le relationnel. Une situation somme toute vivante, précaire, qui mérite, naturellement et en permanence, nombre de soins appropriés.

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